En 1977, le MRG s'opposa aux propositions communistes relatives à l'actualisation du programme commun. Il participa ainsi à la rupture de l'union de la gauche.
En 1981, les radicaux de gauche présentèrent un candidat à la présidence de la République, Michel Crépeau, puis se rassemblèrent, au second tour, autour de la candidature de François Mitterrand.
En mai 1981, Michel Crépeau entra au gouvernement de Pierre Mauroy, ainsi que François Abadie.
Deux à trois ministres ou secrétaires d'Etat radicaux de gauche participèrent aux gouvernements successifs de la gauche de 1981 à 1995 : Michel Crépeau, Roger-Gérard Schwartzenberg, Jean-Michel Baylet, François Doubin, Emile Zuccarelli, tous anciens présidents du MRG.
Ils contribuèrent à la mise en oeuvre des grandes réformes qui firent entrer dans la réalité leurs idéaux d'humanisme et de solidarité.
La tentation de l'autonomie radicale ne disparut pas après 1981. Elle se manifesta notamment en 1984 (européennes) et 1986 (législatives), sans que le succès soit au rendez-vous.
Sous la présidence de Jean-François Hory, élu en 1993, le MRG - devenu " Radical " - obtint 13 députés aux élections européennes de 1994 avec une liste conduite par Bernard Tapie.
Les députés européens radicaux constituèrent au Parlement européen un groupe parlementaire sous la présidence de Catherine Lalumière : le groupe A.R.E. (Alliance Radicale Européenne) qui réunit des élus européens des quatre coins de l'Europe.