Il est regrettable que la ville de Troyes cède ainsi à la mode - je n'oserai dire à la démagogie - en reprenant à son compte une mesure si contestable.
En effet cette disposition pose un problème éthique car il est immoral de faire appel à des fonctionnaires territoriaux pour «casser» le mouvement des personnels de l'éducation nationale. Elle pose aussi un problème institutionnel, car l'Etat veut une nouvelle fois se défausser de ses responsabilités sur les collectivités territoriales.
Il ne semble donc pas en l'état que cette cette mesure soit intégralement financée par l'Education nationale mais au contraire qu'elle conduit à imputer de nouvelles charges financières pour notre commune alors que rien ne l'y oblige.
Certes, il est heureux que la municipalité affiche sa volonté «d'éviter aux familles troyennes de se retrouver en difficultés pour la garde de leurs enfants» pour reprendre les termes de l'exposé du rapport. Mais cela doit être valable toute l'année et non seulement les jours de grève.
S'agissant de la mise en place d'un service aux familles pour l'accueil des enfants scolarisés dans écoles maternelles et élémentaires publiques, nous préférerions donc que, déférant avec une égale diligence aux recommandations du ministre de l'éducation nationale, la ville de Troyes rétablisse la gratuité des études surveillées avec un encadrement pédagogique adapté dans toutes les écoles publiques.
Commentaire du cercle PMF: Sur le fond, cette mesure ne constitue aucunement une nouveauté puisque les enfant pouvaient déjà bénéficier d'un accueil les jours de grève. La mesure constitue purement et simplement un effet d'annonce sous couvert de "service rendu aux familles". La municipalité de Troyes n'a pas été aussi soucieuse de l'intérêt des familles lorsqu'elle a rendu les études du soir payantes