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Transformer les préfets de police en « une police de préfets » est une grave erreur républicaine
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note locale
Un militaire égrène les missions théoriques et réalisées de tel régiment après en avoir fait un rappel historique. Sa voix se perd... Les autorités civiles et militaires bavardent. Le militaire ne désarme pas. Une mission, c'est une mission : et de citer les interventions strictement militaires et celles sanitaires de nos troupes. Des casquettes, à deux mètres de lui, lui tournent le dos et papotent. Les directeurs de services de l'Etat, davantage piqués dans les pavés, papillonnent moins, mais papotent tout autant. Une ne cesse de remonter un chemisier, ou ce qui lui ressemble, pour cacher un sous-vêtement dont l'apparition aussi subreptice que fréquente est bien peu de circonstances. Nos autorités civiles et militaires sont décontractées.
Le clou de spectacle est dans le ciel. Une voix, toute militaire, s'élève : "les avions arrivent par là" !
Autorité et petite foule tournent le bout de leur nez vers la zone bleue d'où les trois chasseurs vont venir scinder le ciel et signer de leur bruit la force de la France, puissance mondiale et militaire. Mais, n'eût été cet instant, les yeux vers les cieux, la foule des invités et des badauds n'aurait rien eu de grave. La fête nationale du 14 juillet fête moins la Nation qu'un début de vacances dont un soleil - enfin d'été, donne le top. Petite fête, petite réunion, petite foule, petite ville d'une grande sous-préfecture... Qui n'a pas déjà quitté Reims s'y apprête... La ville rapetissera encore un peu.
Mais la grandeur de la France est un peu à l'ordre du jour et grandit Reims. Il faudra les sons mélangés de la fanfare de Reims pour rappeler notre petite troupe à l'ordre. Le défilé commence : les tenues de combat bardées du fameux fusil "Famas" imposent le respect. Puis les aviateurs et les pompiers viennent en nombre. Les pompiers ont briqué le matériel qui, chaque jour, nous sauve, le rouge n'a jamais à ce point étincelé. Les anciens combattants sont applaudis. C'est presque fini. L'écharpe tant convoitée du maire de Reims vient remercier l'officier qui a assumé la responsabilité du défilé, tout s'est bien passé. Bravo ! Voilà, une année de paix, de liberté. Une année pour notre France, notre France à tous. Les barrières s'envolent presque d'un coup et le cordon entre officiels et public s'évanouit, les autorités civiles et militaires rentrent déjà dans l'Hôtel de ville assez peu fleuri.
Tout ça vaut bien qu'on s'en jette un derrière la cravate ! Champagne !
Le clou de spectacle est dans le ciel. Une voix, toute militaire, s'élève : "les avions arrivent par là" !
Autorité et petite foule tournent le bout de leur nez vers la zone bleue d'où les trois chasseurs vont venir scinder le ciel et signer de leur bruit la force de la France, puissance mondiale et militaire. Mais, n'eût été cet instant, les yeux vers les cieux, la foule des invités et des badauds n'aurait rien eu de grave. La fête nationale du 14 juillet fête moins la Nation qu'un début de vacances dont un soleil - enfin d'été, donne le top. Petite fête, petite réunion, petite foule, petite ville d'une grande sous-préfecture... Qui n'a pas déjà quitté Reims s'y apprête... La ville rapetissera encore un peu.
Mais la grandeur de la France est un peu à l'ordre du jour et grandit Reims. Il faudra les sons mélangés de la fanfare de Reims pour rappeler notre petite troupe à l'ordre. Le défilé commence : les tenues de combat bardées du fameux fusil "Famas" imposent le respect. Puis les aviateurs et les pompiers viennent en nombre. Les pompiers ont briqué le matériel qui, chaque jour, nous sauve, le rouge n'a jamais à ce point étincelé. Les anciens combattants sont applaudis. C'est presque fini. L'écharpe tant convoitée du maire de Reims vient remercier l'officier qui a assumé la responsabilité du défilé, tout s'est bien passé. Bravo ! Voilà, une année de paix, de liberté. Une année pour notre France, notre France à tous. Les barrières s'envolent presque d'un coup et le cordon entre officiels et public s'évanouit, les autorités civiles et militaires rentrent déjà dans l'Hôtel de ville assez peu fleuri.
Tout ça vaut bien qu'on s'en jette un derrière la cravate ! Champagne !