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note originale
Elizabeth, fille d'Henri VIII, devint reine d'Angleterre en 1558. Dans un pays affaibli, en proie à une crise politique, financière et religieuse, la reine refuse tout mariage d'intérêt afin d'assurer la stabilité du royaume. De jeune fille, elle devient vite reine assoyant son autorité alors que poisons et dagues la menaçaient. Cette reine protestante avait hérité d’institutions catholiques.
Shekhar Kapur a immortalisé par sa réalisation cinématographique, avec l'actrice Cate Blanchett, cette jeune reine, Elizabeth, dans un film éponyme de 1998 ; le plein règne et sa fin ont été été mis à la toile, dans un second film, en décembre 2007 (Elizabeth, The golden age).
Cate Blanchett assume, dans le premier film, la transfiguration exigée du pouvoir en subissant une sévère coupe de ses longs et beaux cheveux blonds vénitiens. Ses dames de compagnie, en larmes (c’est du cinéma…), achèvent de la transfigurer derrière un masque blanc qu’elles lui appliquent sur les parties apparentes du corps, notamment le visage.
La reine change alors de figure.
Shekhar Kapur a saisi avec art, et force de musique, cette transfiguration si souvent habituelle à la pratique du pouvoir. Le pouvoir transforme. Cate Blanchett apparaît alors, apprêtée, dans une lumière aveuglante et traverse sa Cour agenouillée et impressionnée par la figure de marbre, lointaine et autoritaire, d’une reine qui entame un long règne. A l’un de ses conseillers elle dit : voyez, je suis marié… à l’Angleterre.
Aujourd’hui, les hommes de pouvoir s’attachent à rester des citoyens ordinaires, des concitoyens. Il y a cependant des exceptions. Le pouvoir séculier et laïque est désormais démarqué, la plupart du temps, de la main du Seigneur.
Représentante de Dieu sur terre, la reine gagnait à prendre de l’altérité, ce qui témoignait de sa proximité d'avec le Tout Puissant.
L'investiture - de Dieu - ne prêtait à aucune équivoque.
Shekhar Kapur a immortalisé par sa réalisation cinématographique, avec l'actrice Cate Blanchett, cette jeune reine, Elizabeth, dans un film éponyme de 1998 ; le plein règne et sa fin ont été été mis à la toile, dans un second film, en décembre 2007 (Elizabeth, The golden age).
Cate Blanchett assume, dans le premier film, la transfiguration exigée du pouvoir en subissant une sévère coupe de ses longs et beaux cheveux blonds vénitiens. Ses dames de compagnie, en larmes (c’est du cinéma…), achèvent de la transfigurer derrière un masque blanc qu’elles lui appliquent sur les parties apparentes du corps, notamment le visage.
La reine change alors de figure.
Shekhar Kapur a saisi avec art, et force de musique, cette transfiguration si souvent habituelle à la pratique du pouvoir. Le pouvoir transforme. Cate Blanchett apparaît alors, apprêtée, dans une lumière aveuglante et traverse sa Cour agenouillée et impressionnée par la figure de marbre, lointaine et autoritaire, d’une reine qui entame un long règne. A l’un de ses conseillers elle dit : voyez, je suis marié… à l’Angleterre.
Aujourd’hui, les hommes de pouvoir s’attachent à rester des citoyens ordinaires, des concitoyens. Il y a cependant des exceptions. Le pouvoir séculier et laïque est désormais démarqué, la plupart du temps, de la main du Seigneur.
Représentante de Dieu sur terre, la reine gagnait à prendre de l’altérité, ce qui témoignait de sa proximité d'avec le Tout Puissant.
L'investiture - de Dieu - ne prêtait à aucune équivoque.