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Le manque de hauteur et de force réelles se paient toujours. On peut être élu, réélu, mais le bilan ne donne rien ou presque rien.

La politique de ces 20 dernières années en donne, à chacune de ses étapes, l'exemple.

Un grand gouvernement, outre la fessée aux banquiers - entendez : un contrôle sérieux et strict, s'attacherait au seul grand problème du pays : le million d'emplois qui manque.

Dans ce schéma Renaud DUTREIL et Nicolas SARKOZY ont mal agi car ces deux là auraient dû faire affaire, même si C. LAGARDE a su surmonter nombre de difficultés ; pourvu d'un bonne image "entreprise", R. DUTREIL aurait eu une carte à jouer... En s'appliquant, R. DUTREIL pouvait être un élément clé de la présidence SARKOZY ; au lieu de cela une clique parisienne est venue s'occuper de le flinguer à Reims... c'est dire le niveau.

On comprend que N. SARKOZY veuille faire rentrer au top de l'UMP E. BESSON et J.-M. BOCKEL. Tout le monde connaît désormais bien E. BESSON.

Toujours est-il que l'on s'égare, ici comme à Paris. On se perd dans trois sortes de dérivatifs ce que l'on peut souligner ainsi :

- des postures européennes, bien qu'une action ne soit pas infertile ;
- la "pub à la télé" ou le travail le dimanche, voire plus insignifiant encore : telle nouvelle niche fiscale ;
- les dépenses publiques dites par certains d'investissement : certains croient que si l'on augmente de 15 % le budget de l'école tout ira mieux (j'aimerai tant que cela soit vrai !).

Coûte que coûte (c'est sociablement horrible !), il faut mettre les "sans-emplois" au travail, J. CHIRAC l'avait dit et il ne l'avait pas fait, N. SARKOZY suit la même pente, davantage d'apparitions télé ou de force de ton ne changeant rien.

Il y a six ans de souffrances à promettre au peuple !

3 ans pour remettre les gens au travail, 3 ans pour payer nos dettes.

Après cela, revenus à moins de 1, 2 millions de personnes privées d'emplois et ayant stabilisé la plupart des déficits publics, on pourra sérieusement parler d'une nouvelle politique sociale et avoir des idées au plan international (puisque nous aurons remis de l'ordre chez nous).

La chose ne s'accomplit pas parce que les présidents se font élire sans programme fort et net et sans réelle volonté politique, laquelle est remplacée par un mot facile à dire "mon volontarisme politique"...

Le volontarisme !?

C'est la dernière tarte à la crème médiatico-politique dont tous les ânes de ladite aire se délectent. Quand le volontarisme sera usé, on trouvera un autre terme : le "supra-volontarisme" !

Tout continuera donc, cette mélasse où meurt l'âme française et où ne naît aucun destin européen, où des fonctionnaires de la politique font fonction de représentant du peuple, prodiguant des mensonges que vous cautionnez de vos approbations, de vos silences et de vos votes.

Rédigé par Hervé Causse le Samedi 20 Décembre 2008 à 09:35

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