PRG, l'AUTRE SOLUTION : le CENTRE-GAUCHE
Rubriques
Dernières notes
Archives
PRG Marne
-
2012: Baylet pose les conditions de la participation du PRG aux primaires de la gauche
05/09/2010 21:57 - info@prg10.org -
Journée nationale d'action du 7 septembre. Les propositions du PRG sur les retraites
05/09/2010 20:41 - PRG Cercle Pierre Mendès-France -
Liberté, égalité, fraternité: Rassemblement le 4 septembre à 12h00 à Troyes
31/08/2010 00:44 - PRG Cercle Pierre Mendès-France -
Université d'été du PRG du 3 au 5 septembre à Seignosse (Landes)
26/08/2010 01:47 - PRG Cercle Pierre Mendès-France -
Transformer les préfets de police en « une police de préfets » est une grave erreur républicaine
01/08/2010 10:45 - Hervé Causse
Liste de liens
Dans nos blogs
note nationale
Muhammad Yunus lors d'une visite officielle en France
Il y a plusieurs années, j’avais écrit qu’il fallait réécrire notre droit des sociétés capitalistes. Je le soutenais dans un journal de haute tenue (L’Agefi 29 décembre 2004, Deux mots sur le capitalisme (L’entreprise entre deux Droits).
J’ai eu l’agréable surprise de voir que Muhammad Yunus soutient cette même idée. Le fondateur de la Grameen Bank, la banque des pauvres, inventeur du microcrédit pour lutter contre la pauvreté, est Prix Nobel de la paix.
Muhammad Yunus, plaide pour la création d'un statut d'entreprise sociale, plutôt que d’espérer le développement de la « responsabilité sociale » au sein de chaque entreprise. Il s’agirait d’accorder à cette forme juridique (selon moi) des avantages généraux sur le plan social et fiscal, bref une nouvelle Société anonyme ou Sarl.
Il ne s’agit pas de retomber dans les rêves auto-gestionnaire ou coopératif. Il s’agit de proposer à des capitalistes raisonnables une structure juridique raisonnable pour que l’entreprise soit progressiste, généreuse et équitable. Il y aurait ainsi des salariés dans les organes collectifs (conseil d’administration et conseil de surveillance, un directeur-général délégué salarié… voire obligatoirement un co-gérant salarié dans les Sarl). Diverses autres obligations sociales se conçoivent : je fais ici court. Ainsi, défendre les salariés, les "Français moyens", voire les pauvres, dans un monde capitaliste, cela suppose de maîtriser ce dernier et, pour cela, d’en connaître les techniques les plus fines.
Le comble : ce serait proposer aux investisseurs une nouvelle catégorie d’actions... donc stiumuler le capitalisme. En effet, pour faire l’entreprise sociale il faut... des fonds capitalistes. Voilà une analyse qui montre à quel degré l’action politique doit jouer pour qu’elle soit efficace car, sinon, les grands principes…
J’ai eu l’agréable surprise de voir que Muhammad Yunus soutient cette même idée. Le fondateur de la Grameen Bank, la banque des pauvres, inventeur du microcrédit pour lutter contre la pauvreté, est Prix Nobel de la paix.
Muhammad Yunus, plaide pour la création d'un statut d'entreprise sociale, plutôt que d’espérer le développement de la « responsabilité sociale » au sein de chaque entreprise. Il s’agirait d’accorder à cette forme juridique (selon moi) des avantages généraux sur le plan social et fiscal, bref une nouvelle Société anonyme ou Sarl.
Il ne s’agit pas de retomber dans les rêves auto-gestionnaire ou coopératif. Il s’agit de proposer à des capitalistes raisonnables une structure juridique raisonnable pour que l’entreprise soit progressiste, généreuse et équitable. Il y aurait ainsi des salariés dans les organes collectifs (conseil d’administration et conseil de surveillance, un directeur-général délégué salarié… voire obligatoirement un co-gérant salarié dans les Sarl). Diverses autres obligations sociales se conçoivent : je fais ici court. Ainsi, défendre les salariés, les "Français moyens", voire les pauvres, dans un monde capitaliste, cela suppose de maîtriser ce dernier et, pour cela, d’en connaître les techniques les plus fines.
Le comble : ce serait proposer aux investisseurs une nouvelle catégorie d’actions... donc stiumuler le capitalisme. En effet, pour faire l’entreprise sociale il faut... des fonds capitalistes. Voilà une analyse qui montre à quel degré l’action politique doit jouer pour qu’elle soit efficace car, sinon, les grands principes…