PRG, l'AUTRE SOLUTION : le CENTRE-GAUCHE
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Mercredi 10 mars, 20h00. Meeting à la Maison pour tous de Sainte Savine en présence de Jean Paul Bachy
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La Gauche en action: Demandez le programme
05/03/2010 12:59 - Champagne Ardenne PRG -
Samedi 6 mars 17h00: Réunion publique Salle de la Béchère en présence de Jean Paul Bachy
05/03/2010 12:48 - Cercle Jean Zay PRG Romilly -
Le PRG interpelle Chatel sur le manque de moyens de l'Education nationale
10/02/2010 22:16 - info@prg10.org -
Régionales: accord PS-MRC-PRG, "première pierre de la maison commune"
10/02/2010 21:52 - Cercle Jean Zay PRG Romilly
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note nationale
Renaud DUTREIL s'en donne à coeur joie !
Dimanche 30 Mars 2008
Au plan national, R. DUTREIL a expédié un missile sur le Premier ministre en considérant qu'il n'était pas un grand réformateur. L'UMP a répliqué quelques jours après en en appelant au "devoir de réserve" du cadre de l'UMP qu'il est. Le mandat de député est-il entravé, imposant le silence à son titulaire, quand ce dernier est un cadre du parti majoritaire en charge du gouvernement ? Ce serait un beau sujet de dissertation de science politique. L'issue de son traitement serait couru d'avance : le député, en charge d'un mandat national, n'a à s'aplatir devant rien. Après deux passages télé, Renaud DUTREIL s'offre encore la presse nationale. Dans un communiqué à l'AFP, repris par Le Figaro, il a demandé au "Premier ministre de présenter à la majorité parlementaire de nouvelles mesures de réduction des dépenses publiques et en particulier des dispositions" pour "contenir l'endettement des collectivités territoriales". Si on parlait autant de REIMS dans les médias nationaux que de DUTREIL, ce serait bien...
note locale
Les socialistes vont voter la gratuité du Parc. 2 euros l'entrée, 1 euro à partir de six ans, il est vrai, ce n'est pas l'idéal. Mieux vaut être célibataire sans enfant ! Qu'en couple avec 3 enfants !
Il faut bien cette gratuité. Le Parc, du reste, à la mode rémoise, roupille. La gratuité le réveillera... encore qu'il en faudra beaucoup plus pour que les rémois (es) et les étudiants (tes) ne se tirent pas de "la belle endormie" dès qu'il y a un week-end à rallonge ou une semaine de vacances.
Bref la gratuité est la moindre des mesures, il faut probablement l'accompagner d'autres décisions.
Mais le Modem va s'opposer ! Donc grand débat le 31 mars en conseil municipal ! Jean-Marie BEAUPUY, député européen, prendra la parole pour s'opposer à cette mesure. Cela s'appelle s'opposer, y a pas à dire. Non mais, il ne faudrait pas que des gueux jouissent de cet espace magnifique ! Le PRG approuve cette mesure de gratuité.
http://www.ville-reims.fr/
Il faut bien cette gratuité. Le Parc, du reste, à la mode rémoise, roupille. La gratuité le réveillera... encore qu'il en faudra beaucoup plus pour que les rémois (es) et les étudiants (tes) ne se tirent pas de "la belle endormie" dès qu'il y a un week-end à rallonge ou une semaine de vacances.
Bref la gratuité est la moindre des mesures, il faut probablement l'accompagner d'autres décisions.
Mais le Modem va s'opposer ! Donc grand débat le 31 mars en conseil municipal ! Jean-Marie BEAUPUY, député européen, prendra la parole pour s'opposer à cette mesure. Cela s'appelle s'opposer, y a pas à dire. Non mais, il ne faudrait pas que des gueux jouissent de cet espace magnifique ! Le PRG approuve cette mesure de gratuité.
http://www.ville-reims.fr/
note locale
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour le personnel, aucun problème (l'union tenait à apporter cette bonne nouvelle aux fonctionnaires territoriaux). Il faudra juste trouver une personne aidant (pour un mi-temps) un adjoint... bah, sur 200 personnes, on devrait trouver ça ; sinon, rien ne bouge. Singulièrement pour les responsables des services. Et l'adjoint chargé de l'administration générale, Stéphane JOLY, assure qu'il n'y aura pas de chasse aux sorcières. Un certain nombre de fonctionnaires seront rassurés (car depuis 30 qu'il est au pouvoir, SCHNEITER a dû placer quelques amis..., ce qui se voit partout). Ces fonctionnaires se souvenaient peut-être que le nouvel adjoint posait en photo avec le tribunal socialiste qui, il y a quelques semaines, réclamait mon exclusion du PRG... gérer de l'extérieur un parti auquel on n'appartient pas, cela devait inquiéter certains fonctionnaires. Cela pouvait leur laisser penser à une gestion de main de fer d'une collectivité dans laquelle on a pour fonction, officielle, de gérer le personnel. Mais non. Il n'y a presque rien à gérer à la mairie de Reims. Il n'y a d'ailleurs pas de sorcières à la mairie de Reims. Et s'il y en a, on les aime. En somme, ma sorcière bien-aimée !
note nationale
Dans la Marne comme dans le Puy-de-Dôme, la Droite et la Gauche se réunissent pour, à l'occasion de l'élection du président du conseil général, évincer telle de gauche, tel de droite. Les conseillers votent ensemble, sans véritablement tenir compte de leur camp national, ils font leurs petites affaires. Le public peut être troublé, bien qu'il faille comprendre que parfois la personne est essentielle. On s'oppose à corps et à cris jusqu'au soir du 2e tour des élections, puis on collabore. Ce déroulement (opposition en campagne, collaboration en cours de mandat) n'est pas illogique. Poussé à son plus fort, pourtant, il devient stupide et dénature l'action publique qui doit pouvoir aussi reposer sur une logique inverse. On dit en campagne les réalités et le possible, ce qui fait qu'on se rapproche, sauf avec les révolutionnaires pour qui tout est possible ; on dit ensuite, une fois élu, toutes les différences entre le projet de la majorité et celui qui serait celui de l'opposition, montrant au citoyen, sur chaque délibération, les différences en cours de mandat. On n'a alors plus besoin de faire semblant de s'étriper en campagne (ce qui a pour conséquence d'écoeurer les citoyens qui voient ensuite ces chers élus collaborer en cours de mandat). Bref, un peu plus de sincérité en campagne et après, ce serait si bien... Contrairement aux apparences, cela ne serait pas brouiller droite et gauche, ce serait dessiner une frontière plus exacte entre les deux.
note nationale
''Tout est dans Tintin'' (T. Taittinger, Beaux Arts Magazine). Tout y est... ou presque.
Dimanche 23 Mars 2008
Beaux arts magazine publie ce mois de mars, avec le concours du Figaro, un numéro spécial sur Tintin ou plutôt sur l'oeuvre de Hergé. Véritable étude, sans doute facilitée par la galaxie tintinophile, la livraison montre comment le dessinateur s'est inspiré de paysages, personnages, objets... réels. D'où probablement les caractères universel et compréhensible du message de chaque épisode du journaliste-justicier et de ses complices atypiques (capitaine en retraite, professeur, policiers...).
Oui il y a dans "Tintin" tous les pays, tous les gens, tous les objets, tous les lieux et nombre de phénomènes sociaux. Oui le monde est un peu cela, ou au moins était-il un peu cela. Hergé mérite le détour (voyez l'ouvrage ci-contre pour mieux le découvrir). L'oeuvre est une puissante synthèse de choses compliquées et en mouvement, sans les pulsions "fantasmagoriques" de pseudo-intellectuels ou les détails non-significatifs de chercheurs qui se perdent dans leurs observations
Tout est presque dans Tintin, en tout cas l'art de regarder le monde en grandes lignes y est, quoique le trait soit parfois forcé. Une puissance de lecture qui manque cruellement aujourd'hui où, sur fond de peurs et comportements débilitants, on agite - par exemple la mondialisation - comme hier on agitait le diable ; et puis on s'en va acheter le portable le moins cher "made in china...". Il y a cela dans Tintin, ce décryptage du monde, mais il n'y a pas tout.
Les religions sont peu présentes, les femmes non plus.
Sur le plan politique, le personnel politique est généralement exclu (élus locaux -maire, comme nationaux, députés), probablement parce que leur bilan est nuancé, confus voire médiocre ; le "bien" ne se fait pas par eux dans cette oeuvre. Leur exclusion résulte aussi probablement d'un souci de simplification : l'image politique est réduite au Chef de l'Etat (bons rois ou mauvais généraux). Bref les "politiques" sont exclus, tout comme les juges, figure complexe (technocratique et souvent vue comme éloignée de la population).
La justice est rendue par le comportement des uns et des autres. Le méchant est arrêté par la police après qu'il aura été clairement confondu par divers acteurs honnêtes. Tintin est alors un citoyen, un journaliste et un justicier. Mais le capitaine et le professeur, associés à quelques héros de passage (témoins ou victimes), sont aussi un peu cela. Une façon de dire que nous avons tous en charge la société, sans besoin d'un conseil général, d'un Etat ou d'une Communauté (ça se discute). L'art de rendre la justice sans "Justice", laquelle est cantonnée au pur rôle d'une administration comptable des peines, voilà une des leçons politiques de l'oeuvre.
Oui il y a dans "Tintin" tous les pays, tous les gens, tous les objets, tous les lieux et nombre de phénomènes sociaux. Oui le monde est un peu cela, ou au moins était-il un peu cela. Hergé mérite le détour (voyez l'ouvrage ci-contre pour mieux le découvrir). L'oeuvre est une puissante synthèse de choses compliquées et en mouvement, sans les pulsions "fantasmagoriques" de pseudo-intellectuels ou les détails non-significatifs de chercheurs qui se perdent dans leurs observations
Tout est presque dans Tintin, en tout cas l'art de regarder le monde en grandes lignes y est, quoique le trait soit parfois forcé. Une puissance de lecture qui manque cruellement aujourd'hui où, sur fond de peurs et comportements débilitants, on agite - par exemple la mondialisation - comme hier on agitait le diable ; et puis on s'en va acheter le portable le moins cher "made in china...". Il y a cela dans Tintin, ce décryptage du monde, mais il n'y a pas tout.
Les religions sont peu présentes, les femmes non plus.
Sur le plan politique, le personnel politique est généralement exclu (élus locaux -maire, comme nationaux, députés), probablement parce que leur bilan est nuancé, confus voire médiocre ; le "bien" ne se fait pas par eux dans cette oeuvre. Leur exclusion résulte aussi probablement d'un souci de simplification : l'image politique est réduite au Chef de l'Etat (bons rois ou mauvais généraux). Bref les "politiques" sont exclus, tout comme les juges, figure complexe (technocratique et souvent vue comme éloignée de la population).
La justice est rendue par le comportement des uns et des autres. Le méchant est arrêté par la police après qu'il aura été clairement confondu par divers acteurs honnêtes. Tintin est alors un citoyen, un journaliste et un justicier. Mais le capitaine et le professeur, associés à quelques héros de passage (témoins ou victimes), sont aussi un peu cela. Une façon de dire que nous avons tous en charge la société, sans besoin d'un conseil général, d'un Etat ou d'une Communauté (ça se discute). L'art de rendre la justice sans "Justice", laquelle est cantonnée au pur rôle d'une administration comptable des peines, voilà une des leçons politiques de l'oeuvre.
note locale
L'état de grâce est la période euphorique qui suit une élection. Il existe toujours. Il prolonge l'exaltation de la "victoire". Il cesse toujours trop vite pour les élus victorieux. Ils ont promis emplois et autres choses, et rien ne vient pensent les électeurs, les tentatives d'actions ne sont mêmes parfois pas vues.
La gauche et les socialistes ont désormais le pouvoir. Avec la mairie de Reims, de nombreux élus au conseil général et le conseil régional, la gauche a créé un espoir immense notamment sur le plan de l'économie et de l'emploi. Pour avoir vécu le chômage de l'un de mes proches, à un âge où les faits de la vie marquent particulièrement, je sais ce qui se passe quand les attentes ne sont pas satisfaites.
La gauche et les socialistes ont désormais le pouvoir. Avec la mairie de Reims, de nombreux élus au conseil général et le conseil régional, la gauche a créé un espoir immense notamment sur le plan de l'économie et de l'emploi. Pour avoir vécu le chômage de l'un de mes proches, à un âge où les faits de la vie marquent particulièrement, je sais ce qui se passe quand les attentes ne sont pas satisfaites.
note nationale
Vieillards ou jeunes hommes, hommes dans la force de l'âge ou hommes mûrs, ils sont tous désormais sans âge et dans la paix éternelle. Tous sont désormais au ciel, et cette lente montée signe leur témoignage. Mais la guerre ne fit pas que des victimes hommes... Leurs souffrances sont étrangères à la plupart de nos vies, ce pourquoi il convient de leur rendre hommage en méditant les divisions, haines et ostracismes.
Voyez un article de presse électronique sur le sujet :
http://www.orange.fr/
Voyez un article de presse électronique sur le sujet :
http://www.orange.fr/
note locale
La victoire de A. HAZAN peut être vue comme une punition pour le PRG de Reims qui aurait pu être dans l'équipe gagnante et qui n'y est pas. L'aspect n'est pas personnel (je peux faire de la politique sans être élu) mais bien pour l'équipe : 2 ou 3 auraient eu tout à gagner à être conseiller municipaux.
Pourtant, l'idée de la punition vaudrait si le PRG avait fait mal et avait fait du mal. Or tel n'est pas le cas. Aussi, je ne me résigne pas à regretter notre choix qui a été pris à une double majorité d'AG et de Bureau. Rétrospectivement, ce choix m'apparaît encore comme peu évitable. Rien ne disait en effet que R. DUTREIL allait faire du forcing pour nous avoir avec lui et que les socialistes, en revanche, négocierait et conclurait avec tous les autres partis de gauche sans nous consulter...
Je prends soins de noter une réalité : de très nombreux radicaux de gauche ont été élus sur des listes UMP et le maire de Gap, PRG sortant, a même eu l'investiture UMP. Les socialistes rémois ont donc eu tort de demander mon exclusion pour l'accord avec DUTREIL ; avez-vous demander par un PRG, un PCF ou un VERT l'exclusion d'un membre du PS ???
Toujours est-il que lorsque, à quelques uns, nous avons recréé le PRG il y a 3 ans, l'objectif était bien de faire gagner A. HAZAN pour assurer le changement à Reims. Le chemin qui menait à cet objectif s'est révélé cabossé et, pour tout dire, sauf exception, il m'a été souvent seriné (à gauche) que ce combat était perdu d'avance. J'ai fini, à tort, j'en conviens, par m'en convaincre.
Toujours est-il que tout est bien qui finit bien, et c'est là l'essentiel. Comme je l'explique plus bas, le PRG a apporté sa pierre à la victoire en détournant vers la liste HAZAN beaucoup plus d'électeurs et de voix qu'il n'aurait pas pu mobiliser en étant sur la liste PS. Les socialistes n'en conviendront jamais mais je sais qu'ils savent. Un comble ? Un paradoxe ? Encore une figure originale dans cette campagne.
Pourtant, l'idée de la punition vaudrait si le PRG avait fait mal et avait fait du mal. Or tel n'est pas le cas. Aussi, je ne me résigne pas à regretter notre choix qui a été pris à une double majorité d'AG et de Bureau. Rétrospectivement, ce choix m'apparaît encore comme peu évitable. Rien ne disait en effet que R. DUTREIL allait faire du forcing pour nous avoir avec lui et que les socialistes, en revanche, négocierait et conclurait avec tous les autres partis de gauche sans nous consulter...
Je prends soins de noter une réalité : de très nombreux radicaux de gauche ont été élus sur des listes UMP et le maire de Gap, PRG sortant, a même eu l'investiture UMP. Les socialistes rémois ont donc eu tort de demander mon exclusion pour l'accord avec DUTREIL ; avez-vous demander par un PRG, un PCF ou un VERT l'exclusion d'un membre du PS ???
Toujours est-il que lorsque, à quelques uns, nous avons recréé le PRG il y a 3 ans, l'objectif était bien de faire gagner A. HAZAN pour assurer le changement à Reims. Le chemin qui menait à cet objectif s'est révélé cabossé et, pour tout dire, sauf exception, il m'a été souvent seriné (à gauche) que ce combat était perdu d'avance. J'ai fini, à tort, j'en conviens, par m'en convaincre.
Toujours est-il que tout est bien qui finit bien, et c'est là l'essentiel. Comme je l'explique plus bas, le PRG a apporté sa pierre à la victoire en détournant vers la liste HAZAN beaucoup plus d'électeurs et de voix qu'il n'aurait pas pu mobiliser en étant sur la liste PS. Les socialistes n'en conviendront jamais mais je sais qu'ils savent. Un comble ? Un paradoxe ? Encore une figure originale dans cette campagne.
note nationale
L'échec de C. VAUTRIN
Les rémois ne voulaient pas de Catherine VAUTRIN (parachutée de Mourmelon, puis de Paris, puis de Chalons-en-C., non ce n'est que de l'humour...) et de sa candidature dissidente UMP, ni de sa liste faite de la vieille équipe de l'UDF repeinte en MODEM.
Le mouvement national - de gauche - ne l'a certes pas aidée, mais la droite rémoise était encore avec un total de 57 % au dernier sondage. VAUTRIN et BEAUPUY parviennent à perdre 13% en 3 semaines, malgré les appuis de 3 ministres (pour une rémoise ! qui ne jurait que par le local !).
Les rémois ont vu l'illégitimité d'une candidate qui est dans son parti quand ça l'arrange et en dehors quand cela lui est utile. La déloyauté de principe, puis pratiquée pendant toute la campagne, lui a coûté cher. Nombre d'électeurs ont compris à qui ils avaient à faire.
Dans cette querelle à droite, certains qui devaient moralement arbitrer n'ont pas tenu leur rôle. Tant mieux pour la gauche ! Beaucoup n'ont pas voulu voter Simone !
La victoire de la gauche
L'attitude de A. HAZAN, connue pour sa parfaite déontologie (ce que j'ai écrit ici même lorsque Adeline pestait contre moi), aura ici joué à plein. Face à de la dissidence, à une campagne peu loyale, la déontologie et l'intégrité de A. HAZAN ont fait un carton.
L'aspect "communiste" de la liste n'aura pas impressionné les rémois.
La liste HAZAN a triplement bénéficié de la liste DUTREIL :
- elle avait recueilli des voix de gauche que le PRG a tout fait pour amener sur la liste HAZAN,
- ce mouvement a favorisé la dérive de certaines voix de droite en les décidant
- d'autres électeurs se sont abstenus voyant par contraste des 2 listes le ringardisme de la liste MoDem (il n'y avait rien à voir entre celle de DUTREIL et celle de VAUTRIN).
Véritable moelle épinière locale de la victoire socialiste, celle-ci a été entourée d'une solide colonne vertébrale faite de deux espèces de vertèbres :
- les unes sont le travail local au conseil municipal de A. HAZAN (et de autres élus) qui a ainsi été vue comme sérieuse quand les 2 autres candidatures pouvaient être vues comme récentes sinon précipitées ;
- les autres sont faites de la dégringolade de SARKOZY et de l'UMP.
Sur ce dernier plan, comme je n'attendais rien de très bon du Président (lui reconnaissant en revanche l'art de faire des "coups") ; aussi dois-je avouer que je n'ai pas anticipé une telle situation (bien que tout le monde sache qu'un état de grâce ne dure que quelques mois).
Les rémois ne voulaient pas de Catherine VAUTRIN (parachutée de Mourmelon, puis de Paris, puis de Chalons-en-C., non ce n'est que de l'humour...) et de sa candidature dissidente UMP, ni de sa liste faite de la vieille équipe de l'UDF repeinte en MODEM.
Le mouvement national - de gauche - ne l'a certes pas aidée, mais la droite rémoise était encore avec un total de 57 % au dernier sondage. VAUTRIN et BEAUPUY parviennent à perdre 13% en 3 semaines, malgré les appuis de 3 ministres (pour une rémoise ! qui ne jurait que par le local !).
Les rémois ont vu l'illégitimité d'une candidate qui est dans son parti quand ça l'arrange et en dehors quand cela lui est utile. La déloyauté de principe, puis pratiquée pendant toute la campagne, lui a coûté cher. Nombre d'électeurs ont compris à qui ils avaient à faire.
Dans cette querelle à droite, certains qui devaient moralement arbitrer n'ont pas tenu leur rôle. Tant mieux pour la gauche ! Beaucoup n'ont pas voulu voter Simone !
La victoire de la gauche
L'attitude de A. HAZAN, connue pour sa parfaite déontologie (ce que j'ai écrit ici même lorsque Adeline pestait contre moi), aura ici joué à plein. Face à de la dissidence, à une campagne peu loyale, la déontologie et l'intégrité de A. HAZAN ont fait un carton.
L'aspect "communiste" de la liste n'aura pas impressionné les rémois.
La liste HAZAN a triplement bénéficié de la liste DUTREIL :
- elle avait recueilli des voix de gauche que le PRG a tout fait pour amener sur la liste HAZAN,
- ce mouvement a favorisé la dérive de certaines voix de droite en les décidant
- d'autres électeurs se sont abstenus voyant par contraste des 2 listes le ringardisme de la liste MoDem (il n'y avait rien à voir entre celle de DUTREIL et celle de VAUTRIN).
Véritable moelle épinière locale de la victoire socialiste, celle-ci a été entourée d'une solide colonne vertébrale faite de deux espèces de vertèbres :
- les unes sont le travail local au conseil municipal de A. HAZAN (et de autres élus) qui a ainsi été vue comme sérieuse quand les 2 autres candidatures pouvaient être vues comme récentes sinon précipitées ;
- les autres sont faites de la dégringolade de SARKOZY et de l'UMP.
Sur ce dernier plan, comme je n'attendais rien de très bon du Président (lui reconnaissant en revanche l'art de faire des "coups") ; aussi dois-je avouer que je n'ai pas anticipé une telle situation (bien que tout le monde sache qu'un état de grâce ne dure que quelques mois).
note locale
Grossière manoeuvre de la presse qui au lieu d'informer a bien l'air d'avoir pris position : L'union titrait hier "Reims aura bien son tramway". C'est purement et simplement un coup de force, comprenez ce qui est dit : "le tramway c'est décidé, et que les rémois se taisent !" Tout cela pourquoi ?
Parce que la DUP serait signée (voir ci-dessous). Mais la DUP n'est plus déterminante, puisque désormais le débat public sur le tramway a eu lieu ! On sait que la difficulté c'est le contrat conclu, la DUP est désormais de l'ordre du détail. La DUP signée ou publiée ne justifie en rien un tel titre de "Une" qui sonne comme une condamnation politique, mais qui n'est qu'un prétexte.
Le public a diversement apprécié ! Il comprend qu'on veut lui interdire de se prononcer : tout continue avec les deux héritières que SCHNEITER s'est donné (une à droite, une à gauche) de façon à ce que, surtout, on ne discute pas du tramway. Que le peuple se taise !
Avec Renaud DUTREIL (énarque (spécialiste de droit administratif), haut magistrat de la plus haute juridiction administrative : le Conseil d'Etat), nous n'avons aucune leçon à recevoir d'aucun expert, encore moins encore des journalistes. A la fois nous avons étudié la question et avons pris des avis de collègues experts.
Une certaine "élite" montre son incapacité créatrice et imaginatrice. C'est tout l'enjeu de ces élections : porter à la mairie des créateurs et non des "administrateurs" qui, dès la première information se couchent en pensant "bon, puisque c'est comme ça, comme un "expert l'a dit", eh bien faisons comme cela"... Voilà pourquoi on s'entend avec DUTREIL : on veut gouverner, pas administrer le tramway de SCHNEITER et son POS (plan local d'urbanisme), et le reste...
France 3 a commis un peu la même erreur en annonçant la signature de la DUP comme un événement de première importance en tout début de journal. Et "la télé" d'interroger tout de suite le maire dont 95 % de la population ne voulait pas qu'ils se représente.
Espérons pour tout ce monde là qu'elle (la DUP) ne sera pas objet d'un contentieux et annulée... Non je blague, puisqu'elle n'est de toute façon pas l'essentiel.
La réalité de ce dossier est politique et non juridique, comme certains voudraient qu'ils soient : le peuple n'accepte pas que quelques personnes (élus du conseil municipal) aient décidé, en s'entendant, sous le direction de SCHNEITER, cet investissement pharaonique sans jamais les consulter.
Si la population est logique, cette protestation devrait se transformer en vote. On verra.
Le coup de force médiatique, sans doute "aidé" par de puissants intérêts financiers, démontre en tout cas qu'aucune entreprise (même avec un contrat béton) ne peut faire de tels travaux sans l'autorisation et la collaboration active du maire...
Les médias ont quasiment transformé d'un coup d'un seul les deux tours de l'élection en double référendum contre ou pour le tramway, alors qu'il y avait d'autres sujets à évoquer...
Parce que la DUP serait signée (voir ci-dessous). Mais la DUP n'est plus déterminante, puisque désormais le débat public sur le tramway a eu lieu ! On sait que la difficulté c'est le contrat conclu, la DUP est désormais de l'ordre du détail. La DUP signée ou publiée ne justifie en rien un tel titre de "Une" qui sonne comme une condamnation politique, mais qui n'est qu'un prétexte.
Le public a diversement apprécié ! Il comprend qu'on veut lui interdire de se prononcer : tout continue avec les deux héritières que SCHNEITER s'est donné (une à droite, une à gauche) de façon à ce que, surtout, on ne discute pas du tramway. Que le peuple se taise !
Avec Renaud DUTREIL (énarque (spécialiste de droit administratif), haut magistrat de la plus haute juridiction administrative : le Conseil d'Etat), nous n'avons aucune leçon à recevoir d'aucun expert, encore moins encore des journalistes. A la fois nous avons étudié la question et avons pris des avis de collègues experts.
Une certaine "élite" montre son incapacité créatrice et imaginatrice. C'est tout l'enjeu de ces élections : porter à la mairie des créateurs et non des "administrateurs" qui, dès la première information se couchent en pensant "bon, puisque c'est comme ça, comme un "expert l'a dit", eh bien faisons comme cela"... Voilà pourquoi on s'entend avec DUTREIL : on veut gouverner, pas administrer le tramway de SCHNEITER et son POS (plan local d'urbanisme), et le reste...
France 3 a commis un peu la même erreur en annonçant la signature de la DUP comme un événement de première importance en tout début de journal. Et "la télé" d'interroger tout de suite le maire dont 95 % de la population ne voulait pas qu'ils se représente.
Espérons pour tout ce monde là qu'elle (la DUP) ne sera pas objet d'un contentieux et annulée... Non je blague, puisqu'elle n'est de toute façon pas l'essentiel.
La réalité de ce dossier est politique et non juridique, comme certains voudraient qu'ils soient : le peuple n'accepte pas que quelques personnes (élus du conseil municipal) aient décidé, en s'entendant, sous le direction de SCHNEITER, cet investissement pharaonique sans jamais les consulter.
Si la population est logique, cette protestation devrait se transformer en vote. On verra.
Le coup de force médiatique, sans doute "aidé" par de puissants intérêts financiers, démontre en tout cas qu'aucune entreprise (même avec un contrat béton) ne peut faire de tels travaux sans l'autorisation et la collaboration active du maire...
Les médias ont quasiment transformé d'un coup d'un seul les deux tours de l'élection en double référendum contre ou pour le tramway, alors qu'il y avait d'autres sujets à évoquer...
note locale
Discussion sur la renégociation de ce "contrat du tramway", le maire de Reims vient de dire la vérité : tout peut toujours être renégocié, tout est question de prix (de calcul d'indemnité) ; et cette indemnité peut évidemment, elle, être négociée à la baisse en toute liberté contractuelle, ce qu'il ne dit pas.
La fameuse DUP, déclaration d'utilité publique (acte administratif du préfet), devrait enfin être publiée. Cette DUP est finalement une obligation administrative une fois l'enquête finie sauf si les parties arrêtent le projet avant la publication). La DUP n'est pas le contrat, lequel peut être renégocié même après la publication de la DUP.
La DUP permet notamment aux entreprises d'engager les travaux, ce qu'elles ne feront pas entre les deux tours de l'élection... mais ce qu'elles auraient fait en janvier... Le retard dans la signature (ou publication ?) de cette DUP a toutefois eu un grand intérêt : il a permis de rediscuter de cette question sur le terrain politique.
D'éminents spécialistes (des collègues professeurs de droit) m'ont confirmé que la renégociation était possible, fût-ce au prix et sous la forme d'un arrêt du contrat actuel (délégation de service public). On pourrait probablement procéder par avenant (même s'il n'y aurait alors pas orthodoxie juridique) car, a priori, aucune d'entreprise n'aurait d'intérêt à agir pour faire casser cet avenant.
Les entreprises qui ont le marché négocieraient au plus bas les indemnités parce qu'elles pourraient ainsi participer dans de bonnes conditions au nouveau marché qui serait proposé (par exemple le BUSWAY).
Arrêter un marché est donc possible ; une prochaine évolution du droit dans ce domaine des infrastructures de transport pourrait même permettre le recours à une nouvelle voie juridique, plus intéressante que la DSP (délégation de service public).
Casser un contrat de DSP est une chose qui arrive fréquemment, et même parfois pour des projets de tramway...
Dans cette affaire, la question juridique n'est pas négligeable, mais elle n'est pas l'essentiel.
Une renégociation est une question de volonté (ici de volonté politique, notamment fixée par le choix des rémois) et une question de relations commerciales. Un vendeur cherche toujours un bon accord et jamais un procès.
On est en démocratie !
Il y a notamment trois belles listes avec des citoyens divers.
C'est aux rémois de choisir et de dire s'ils sont fatalistes et résignés, ou pas.
La fameuse DUP, déclaration d'utilité publique (acte administratif du préfet), devrait enfin être publiée. Cette DUP est finalement une obligation administrative une fois l'enquête finie sauf si les parties arrêtent le projet avant la publication). La DUP n'est pas le contrat, lequel peut être renégocié même après la publication de la DUP.
La DUP permet notamment aux entreprises d'engager les travaux, ce qu'elles ne feront pas entre les deux tours de l'élection... mais ce qu'elles auraient fait en janvier... Le retard dans la signature (ou publication ?) de cette DUP a toutefois eu un grand intérêt : il a permis de rediscuter de cette question sur le terrain politique.
D'éminents spécialistes (des collègues professeurs de droit) m'ont confirmé que la renégociation était possible, fût-ce au prix et sous la forme d'un arrêt du contrat actuel (délégation de service public). On pourrait probablement procéder par avenant (même s'il n'y aurait alors pas orthodoxie juridique) car, a priori, aucune d'entreprise n'aurait d'intérêt à agir pour faire casser cet avenant.
Les entreprises qui ont le marché négocieraient au plus bas les indemnités parce qu'elles pourraient ainsi participer dans de bonnes conditions au nouveau marché qui serait proposé (par exemple le BUSWAY).
Arrêter un marché est donc possible ; une prochaine évolution du droit dans ce domaine des infrastructures de transport pourrait même permettre le recours à une nouvelle voie juridique, plus intéressante que la DSP (délégation de service public).
Casser un contrat de DSP est une chose qui arrive fréquemment, et même parfois pour des projets de tramway...
Dans cette affaire, la question juridique n'est pas négligeable, mais elle n'est pas l'essentiel.
Une renégociation est une question de volonté (ici de volonté politique, notamment fixée par le choix des rémois) et une question de relations commerciales. Un vendeur cherche toujours un bon accord et jamais un procès.
On est en démocratie !
Il y a notamment trois belles listes avec des citoyens divers.
C'est aux rémois de choisir et de dire s'ils sont fatalistes et résignés, ou pas.
note originale
Elizabeth, fille d'Henri VIII, devint reine d'Angleterre en 1558. Dans un pays affaibli, en proie à une crise politique, financière et religieuse, la reine refuse tout mariage d'intérêt afin d'assurer la stabilité du royaume. De jeune fille, elle devient vite reine assoyant son autorité alors que poisons et dagues la menaçaient. Cette reine protestante avait hérité d’institutions catholiques.
Shekhar Kapur a immortalisé par sa réalisation cinématographique, avec l'actrice Cate Blanchett, cette jeune reine, Elizabeth, dans un film éponyme de 1998 ; le plein règne et sa fin ont été été mis à la toile, dans un second film, en décembre 2007 (Elizabeth, The golden age).
Cate Blanchett assume, dans le premier film, la transfiguration exigée du pouvoir en subissant une sévère coupe de ses longs et beaux cheveux blonds vénitiens. Ses dames de compagnie, en larmes (c’est du cinéma…), achèvent de la transfigurer derrière un masque blanc qu’elles lui appliquent sur les parties apparentes du corps, notamment le visage.
La reine change alors de figure.
Shekhar Kapur a saisi avec art, et force de musique, cette transfiguration si souvent habituelle à la pratique du pouvoir. Le pouvoir transforme. Cate Blanchett apparaît alors, apprêtée, dans une lumière aveuglante et traverse sa Cour agenouillée et impressionnée par la figure de marbre, lointaine et autoritaire, d’une reine qui entame un long règne. A l’un de ses conseillers elle dit : voyez, je suis marié… à l’Angleterre.
Aujourd’hui, les hommes de pouvoir s’attachent à rester des citoyens ordinaires, des concitoyens. Il y a cependant des exceptions. Le pouvoir séculier et laïque est désormais démarqué, la plupart du temps, de la main du Seigneur.
Représentante de Dieu sur terre, la reine gagnait à prendre de l’altérité, ce qui témoignait de sa proximité d'avec le Tout Puissant.
L'investiture - de Dieu - ne prêtait à aucune équivoque.
Shekhar Kapur a immortalisé par sa réalisation cinématographique, avec l'actrice Cate Blanchett, cette jeune reine, Elizabeth, dans un film éponyme de 1998 ; le plein règne et sa fin ont été été mis à la toile, dans un second film, en décembre 2007 (Elizabeth, The golden age).
Cate Blanchett assume, dans le premier film, la transfiguration exigée du pouvoir en subissant une sévère coupe de ses longs et beaux cheveux blonds vénitiens. Ses dames de compagnie, en larmes (c’est du cinéma…), achèvent de la transfigurer derrière un masque blanc qu’elles lui appliquent sur les parties apparentes du corps, notamment le visage.
La reine change alors de figure.
Shekhar Kapur a saisi avec art, et force de musique, cette transfiguration si souvent habituelle à la pratique du pouvoir. Le pouvoir transforme. Cate Blanchett apparaît alors, apprêtée, dans une lumière aveuglante et traverse sa Cour agenouillée et impressionnée par la figure de marbre, lointaine et autoritaire, d’une reine qui entame un long règne. A l’un de ses conseillers elle dit : voyez, je suis marié… à l’Angleterre.
Aujourd’hui, les hommes de pouvoir s’attachent à rester des citoyens ordinaires, des concitoyens. Il y a cependant des exceptions. Le pouvoir séculier et laïque est désormais démarqué, la plupart du temps, de la main du Seigneur.
Représentante de Dieu sur terre, la reine gagnait à prendre de l’altérité, ce qui témoignait de sa proximité d'avec le Tout Puissant.
L'investiture - de Dieu - ne prêtait à aucune équivoque.