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note nationale
L'été, persiste et signe et à quoi bon ?
Mercredi 25 Juin 2008
Les municipales n'ont pas changé le cours de la politique nationale, au contraire. Il y a un je "persiste et signe" du Président qui désarme ceux qui attendent compassion et attentions. A ma place, j'ai renoncé à combattre à chaque nouvelle qui me déplaît ; pour faire ça pendant des années, il faut soit n'avoir rien à faire, soit être un politicien professionnel. L'exercice, quand il est pratiqué sans discontinuer, devient du reste convenu et ne donne rien, sinon qu'une opposition systématique qui souvent aboutit à une certaine langue de bois. Le flux continuel d'événements ou de pseudo-nouvelles empêche en outre une analyse sérieuse, il est difficile de prendre du recul. Aussi n'ai-je aucun sentiment de ce que peut donner, à terme, la politique menée (je veux dire dans l'esprit des gens). En pratique, je crois que le résultat sera très moyen... Mais il faudra au moins deux ans pour y voir clair. Le congrès du PS ne donnera pas de clarté à gauche ; sacrifier l'icone médiatique sur l'autel de la compétence ne fera que créer une division artificielle entre le clan Ségolène et les autres ; ce sont bien des questions de personnes qui vont diviser le PS, empêchant par ailleurs, et par contre-coup, la gauche de trouver une voie moyenne convenable à tout le monde. Je l'ai écrit dans une motion pour le congrès de mai du PRG, ce dernier ne pourra fixer sa ligne que lorsque le PS aura fixé la sienne, ce qui n'est pas gagné : je ne crois guère à l'effet des contributions du PS qui commencent à pleuvoir ; ce disant, je ne critique personne puisque, juste au-dessus, je dis la difficulté à se forger une opinion tout de suite. Cela ne m'empêche pas de constater que la gauche est dirigée par de grands bourgeois dont peu viennent du peuple et qu'ils ne sont guère capables de concevoir un camp et une ligne du progrès social, bien qu'ils ressassent des slogans (de gauche !) usités depuis 30 ans. L'extrême gauche, qui est un peu pareille, pousse sur ce vide. Voilà, la situation est bien difficile. Là-dessus vient l'été, tout le monde part, surtout d'ici.
note nationale
Comme depuis plus de 150 semaines que je "fais de la politique" ici, la presse locale offre, ce lundi matin, des espaces gratuits à certains partis politiques. Les autres n'ont droit à rien. C'est de nature à décourager...
Cette inégalité n'émeut ni les tenants de la liberté de parole, ni les tenants de la démocratie locale, ni les tenants de la lutte contre la discrimination, ni les tenants de la légalité républicaine... Non, tout est parfait.
Je me suis plaint, mais on m'a répondu "bla-bla-bla-bla tradition bla-bla-bla on est si désolé... bla-bla-bla" (au pays des Lumières... éteintes).
Il y a ainsi un financement de partis politiques par des dons en nature, de la part d'organes de presse, mais tout va bien. En période électorale, ça donne du financement de candidats. Mais tout va encore bien. Cela resprésente au total des sommes importantes car la moindre annonce est chère...
Apparemment, personne ne voit rien, et même tout le monde est content.
Il y a les heureux élus, les partis nobles, qui s'expriment dans la presse à l'année longue et puis il y a les autres, qui sont traités comme des moins que rien. Ne sortons pas les textes, puisque tout le monde s'en moque, et de la loi et des codes. Plaçons le débat au niveau des "moins que rien" - que je suis, avec d'autres, nombreux : que faire ? Vous allez voir.
Cette inégalité n'émeut ni les tenants de la liberté de parole, ni les tenants de la démocratie locale, ni les tenants de la lutte contre la discrimination, ni les tenants de la légalité républicaine... Non, tout est parfait.
Je me suis plaint, mais on m'a répondu "bla-bla-bla-bla tradition bla-bla-bla on est si désolé... bla-bla-bla" (au pays des Lumières... éteintes).
Il y a ainsi un financement de partis politiques par des dons en nature, de la part d'organes de presse, mais tout va bien. En période électorale, ça donne du financement de candidats. Mais tout va encore bien. Cela resprésente au total des sommes importantes car la moindre annonce est chère...
Apparemment, personne ne voit rien, et même tout le monde est content.
Il y a les heureux élus, les partis nobles, qui s'expriment dans la presse à l'année longue et puis il y a les autres, qui sont traités comme des moins que rien. Ne sortons pas les textes, puisque tout le monde s'en moque, et de la loi et des codes. Plaçons le débat au niveau des "moins que rien" - que je suis, avec d'autres, nombreux : que faire ? Vous allez voir.
note locale
A peine arrivés, les élus de la gauche rémoise sont-ils à court d'idées ? C'est ce que laisse entendre N. MARANDON en en appelant explicitement au peuple rémois : la municipalité est preneuse d'idées pour animer la ville.
Le papier a la marque du journaliste qui a recueilli les propos, Alain MOYAT (édition de samedi). Partant du thème du Congrès PS à Reims, qui est une pure affaire de parti politique, il amène le socialiste à quasiment parler au nom de la municipalité pour faire ce curieux appel public aux idées. Plus loin, le même socialiste s'amuse de ce que certains socialistes pensaient devoir se loger, s'ils faisaient le congrès à Reims, dans des gïtes ruraux (...). En somme, après "bienvenue chez les Chtis, bienvenue chez les ploucs" ?
... passons sur l'image de la ville, sujet trop vaste.
Ces propos invitent à une remarque finalement assez classique, mais que la pratique des partis politiques invite à renouveler : les institutions publiques n'appartiennent à personne. L'équipe municipale ne doit pas se dissoudre dans le PS ni procéder par voie de confusion (nonobstant l'actualité furure faite d'une OPA de Martine AUBRY sur le PS et le sacrifice de la déesse des médias).
Il n'est en effet pas raisonnable, quand on parle d'un congrès politique, de lancer des appels au nom de la municipalité pour animer la ville. Les rémois ont le droit à la clarté et aucun parti politique n'a à diriger la ville. Sur le fond de la thématique de l'animation, je ne crois pas que les nouveaux élus de gauche soient à court d'idées, c'est simplement, au cas particulier, du bug de communication.
Le papier a la marque du journaliste qui a recueilli les propos, Alain MOYAT (édition de samedi). Partant du thème du Congrès PS à Reims, qui est une pure affaire de parti politique, il amène le socialiste à quasiment parler au nom de la municipalité pour faire ce curieux appel public aux idées. Plus loin, le même socialiste s'amuse de ce que certains socialistes pensaient devoir se loger, s'ils faisaient le congrès à Reims, dans des gïtes ruraux (...). En somme, après "bienvenue chez les Chtis, bienvenue chez les ploucs" ?
... passons sur l'image de la ville, sujet trop vaste.
Ces propos invitent à une remarque finalement assez classique, mais que la pratique des partis politiques invite à renouveler : les institutions publiques n'appartiennent à personne. L'équipe municipale ne doit pas se dissoudre dans le PS ni procéder par voie de confusion (nonobstant l'actualité furure faite d'une OPA de Martine AUBRY sur le PS et le sacrifice de la déesse des médias).
Il n'est en effet pas raisonnable, quand on parle d'un congrès politique, de lancer des appels au nom de la municipalité pour animer la ville. Les rémois ont le droit à la clarté et aucun parti politique n'a à diriger la ville. Sur le fond de la thématique de l'animation, je ne crois pas que les nouveaux élus de gauche soient à court d'idées, c'est simplement, au cas particulier, du bug de communication.
note locale
Que de nuages !
Lundi 9 Juin 2008
Tel "Le Voyageur contemplant une mer de nuages" (oeuvre de Caspar David Friedrich (1774-1840), chef de file de la peinture romantique allemande, Hamburger, Kunsthalle), celui qui observe ici la vie sociale a peine à y voir clair.
Pourtant, une longue et dure marche a permis à l'observateur de se hisser sur un promontoire qui devrait lui permettre de voir loin, clair et bien. Mais tel n'est pas le cas malgré l'assitance de journalistes qui voudraient offrir un tableau de la géographie locale.
On ne voit rien sauf ce que l'on voit trop. Au loin, un sommet, le tramway. A droite, une petite masse rocheuse, sans doute les halles. Mais quid de la population juste là, dessous ? Quelle sera sa vie ? Le chômage ? Quelle sera son ambition ? Une fête sans nom dans un recoin de la ville ? Une mer de nuages est devant nous. L'observateur s'en trouve plongé dans une mélancolie toute romantique.
Pourtant, une longue et dure marche a permis à l'observateur de se hisser sur un promontoire qui devrait lui permettre de voir loin, clair et bien. Mais tel n'est pas le cas malgré l'assitance de journalistes qui voudraient offrir un tableau de la géographie locale.
On ne voit rien sauf ce que l'on voit trop. Au loin, un sommet, le tramway. A droite, une petite masse rocheuse, sans doute les halles. Mais quid de la population juste là, dessous ? Quelle sera sa vie ? Le chômage ? Quelle sera son ambition ? Une fête sans nom dans un recoin de la ville ? Une mer de nuages est devant nous. L'observateur s'en trouve plongé dans une mélancolie toute romantique.